Temps de marche en randonnée : comment sont-ils réellement calculés ?
S’ils ne sont pas définis par des agents de l’IGN entre deux verres de génépi, les temps de marche indiqués sur les panneaux ne relèvent pas non plus d’une science exacte.
En France, il n’existe pas de norme officielle. En revanche, une méthode de calcul est devenue quasi standard, largement inspirée d’une norme allemande. C’est celle que l’on retrouve sur les panneaux directionnels, dans les topos ou sur la plupart des applications de randonnée :
4 km/h sur terrain plat ;
+ 300 mètres de dénivelé positif = + 1 heure ;
– 500 mètres de dénivelé négatif = – 1 heure.

En Suisse, le calcul repose sur la méthode du Club alpin suisse (CAS), légèrement différente :
4 km/h sur terrain plat ;
+ 400 mètres de montée = + 1 heure ;
– 800 mètres de descente = – 1 heure.
À ce stade, certains en concluent que les Suisses seraient plus rapides. En réalité, il s’agit surtout d’une autre façon d’évaluer l’effort.

Dans les deux pays, ces temps ont toutefois un point commun : ils ne tiennent pas compte de nombreux paramètres pourtant déterminants.
Ni de la nature du terrain (boue, neige, pierriers), ni des pauses (photos, pique-nique), ni des conditions météo, ni du poids du sac, ni de la forme physique du jour. Et encore moins du randonneur qui s’arrête toutes les deux minutes en expliquant que « monter pour redescendre ensuite, franchement, ça n’a aucun sens ».
Ces indications doivent donc être prises pour ce qu’elles sont : des repères, utiles pour préparer un itinéraire, mais à adapter systématiquement à son rythme, à son groupe et aux conditions du moment.