Pourquoi rester sur les sentiers balisés en randonnée

Publié le 23 novembre 2025

On les a tous déjà vus, voires empruntés, ces passages qui coupent un lacet ou ces traces parallèles au sentier principal, formées par les passages répétés des randonneurs.

Le problème est que marcher en dehors des chemins balisés a des conséquences bien réelles. En sortant du sentier, on réduit la capacité du sol à absorber l’eau, ce qui accélère les phénomènes d’érosion, en particulier lors des orages. Les rigoles se creusent, le terrain se dégrade et les sentiers deviennent plus difficiles à entretenir.

Le piétinement hors sentier entraîne également la destruction de mousses et de plantes, parfois rares, ainsi que la perturbation de zones de reproduction de la faune. Dans certains milieux de montagne, la végétation ne repousse tout simplement pas, ou met plusieurs décennies à se reconstituer.

Ces effets sont encore accentués lorsque l’on marche avec des bâtons, qui multiplient les points d’impact au sol.

À terme, cette dégradation a aussi un coût humain et financier. Les collectivités et les associations chargées de l’entretien des chemins doivent intervenir plus souvent. Sur certains secteurs, des cordages ou des balisages temporaires ont été installés pour permettre la restauration des milieux fragilisés.

Rester sur les chemins tracés est ainsi une manière simple et concrète de contribuer à la préservation des espaces de montagne.

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