Que fait-on des déchets lors d'une randonnée ?
En randonnée, la règle paraît évidente : on ne jette rien dans la nature.
Sauf, parfois, un trognon de pomme ou une peau de banane, au motif que ces déchets sont biodégradables.
En réalité, les choses sont un peu plus compliquées.
Un trognon de pomme peut mettre plusieurs mois à se décomposer.
Une peau de banane, jusqu’à deux ans. En montagne, ces délais sont souvent encore plus longs, en raison du climat, de l’altitude et d’un taux d’oxygène plus faible, qui ralentissent les processus naturels de dégradation.

Ces déchets organiques, a priori inoffensifs, peuvent pourtant avoir plusieurs conséquences :
une pollution visuelle, notamment sur des itinéraires très fréquentés ;
la dissémination de pesticides, lorsque les fruits ne sont pas issus de l’agriculture biologique ;
une perturbation des écosystèmes, aussi bien pour la flore que pour la faune.
Pris isolément, jeter un trognon de pomme peut sembler anecdotique. Mais sur un sentier parcouru chaque jour par des dizaines, voire des centaines de randonneurs, l’impact devient rapidement visible et durable.
Le raisonnement vaut aussi pour les mouchoirs en papier, le papier toilette ou tout autre objet présenté comme « biodégradable ». Leur dégradation est lente, parfois très lente, et ils n’ont pas leur place dans les milieux naturels.
En résumé, la règle est simple : en montagne, on ne jette rien.
La bonne pratique consiste à emporter un sachet étanche dans son sac à dos, dans lequel on conserve l’ensemble de ses déchets jusqu’au retour.
