Pourquoi les randonneurs se disent bonjour
Si vous pratiquez régulièrement la randonnée, vous l’avez sans doute remarqué : sur les sentiers, on se dit bonjour. Presque systématiquement, souvent avec le sourire. Cette habitude fait partie des règles non écrites de la randonnée.
La première explication est assez simple. En pleine nature, on croise beaucoup moins de monde qu’en ville. Le salut devient alors un geste spontané. D’ailleurs, plus la fréquentation augmente, plus ce réflexe tend à disparaître. Sur des itinéraires très prisés
(comme le mont Veyrier, au-dessus d’Annecy), il devient rapidement difficile, voire impossible, de saluer chaque personne croisée.
Dire bonjour relève aussi d’un sentiment d’appartenance. Sur les sentiers, on partage une activité, un effort, un cadre commun. Ce réflexe rappelle celui des motards qui se saluent sur la route: un signe de reconnaissance entre personnes engagées dans la même pratique.
Enfin, ce simple bonjour peut avoir une fonction très concrète. Il ouvre la porte à un échange rapide d’informations : vérifier que l’on est sur le bon itinéraire, savoir si le sommet est encore loin, ou se renseigner sur un passage délicat signalé plus haut sur le parcours.
Sans être une obligation, ce salut fait partie de ces petits codes qui participent à l’ambiance particulière de la randonnée. Un détail (encore que…), mais qui contribue à rendre l’expérience plus sympa !